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03/05/2016

LA VAGUE

La Vague
En ce moment la mer nous offre de beaux spectacles de vagues en rouleaux aussi audacieux et photogéniques les unsnumérisation0003.jpg que les autres, ce qui m'a incité  à prendre les pinceaux pour saisir la magie de la vague, mon tableau récent.
On voit au lointain le flot avancer sa frange d'écume, s'élever, s'enrouler et retomber en un vaste friselis où le soleil joue et fait miroiter dans les gouttes qui retombent une gamme de couleurs, laissant le centre éclairé par une lumière éclatante pour venir s'écraser sur la grève  dans un fracas assourdissant. On ne peut se lasser d'admirer ce spectacle mimant le galop effréné de chevaux, spectacle visuel d'une beauté indescriptible que j'ai essayé  de capter dans mon tableau "Rouleau de vagues".
Est-ce la période où la mer se déchaîne ? La télé nous offre de belles images en ce moment sur la côte basque notamment pour le bonheur des surfeurs.                                                                    
                                                                            L A  V A G U E

                                                      La vague sur le sable écrit la sombre histoire
                                                      De ce marin parti qui n'est pas revenu,
                                                      De cette veuve en pleurs debout en robe noire
                                                      Priant le ciel clément pour son amour perdu.

                                                      La vague en un sursaut se confie à la Terre
                                                      Car elle vient de loin, des îles de l'exil.
                                                      Elle conte aux humains le fascinant mystère
                                                      Affronté vaillamment au mépris du péril.

                                                      La vague psalmodie à mi-voix des prières
                                                      Sur un air accordé aux syllabes du vent
                                                      Pour les corps sans linceul  privés de cimetières
                                                      Que bercent tristement les cris du goëland.

                                                      La vague, à pas pressés, surgit du flot, s'étire
                                                      Prise par le remous des algues aux longs bras,
                                                      Bondit et puis s'échoue en proie à son délire
                                                      Sur la falaise grise avec un grand fracas.

                                                      Vague après vague, va la vague jamais lasse.
                                                      En dentelles d'écume elle épouse la mer,
                                                      Entre les friselis se déploie avec grâce
                                                      Et sur le sable écrit l'histoire de la mer.
                                                                        (Kerjouanno)

14:40 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2013

Tableau

2014-02-23-Bouquet.jpgJe suis restée une partie de l'été devant une toile blanche sur le chevalet en attente d'inspiration :
- paysages : j'en ai vu beaucoup à Kerjouano (Bretagne), URT(Pays-Bas) avec mer déchaînée, cieux changeants...
- natures mortes: marché aux poissons à la criée sur les ports...
Puis le déclic est venu. La peinture traditionnelle est en perte de vitesse au vu  des ventes qui privilégient l'abstraction ou une certaine déformation de la réalité.
Nicolas de Stael m'est revenu en mémoire non avec ses paysages mais par ses fleurs en bouquets. Aussi ai-je entrepris de peindre pour la 9° fois un bouquet en empruntant son style, la 9° qui sera la dernière dans des teintes douces presque fanées, inspirées par l'automne.
Ce travail m'a procuré un certain bonheur.

15:26 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (1)

10/06/2013

GIOTTO - KEITH HARING

Giotto Le sermon aux oiseauxGIOTTO
Par ce printeps pluvieux, comment employer son temps. La vie culturelle de Paris pourvoie à cette lacune avec deux expositions à l'opposé l'une de l'autre mais intéressantes toutes deux.
Giotto (1267-1337 à Florence)
On dit qu'il révolutionna l'art de figurer passant du style byzantin hiératique, idéal mais figé en employant la perspective  pour suggérer la profondeur, les volumes, en jouant de l'ombre et la lumière sur les visages et les corps. Pour lui "l'ici-bas" prévaut "l'au-delà"
Au Louvre, l'aile Sully, salle de la Chapelle, une trentaine de ses chefs-d'oeuvre sont exposés. Une mise en garde est faite quant aux signatures car Giotto faisait appel à des Maîtres indépendants formant des "compagni", sauf pour la stigmatisation de St François d'Assise (1298) avec un prédelle montrant la prédication du saint aux oiseaux, notamment pour le programme d'ensemble de la vie de St-François.
Une crucifixion  (1330-35) conçue par Giotto mais serait exécutée par Maître Giovanni Barrile dont le fond possède un paysage mais était doré à l'origine .
La Vierge à l'Enfant sur un trône, peinte avant 1290 vient de Florence. Présentation frontale non de biais, siège en marbre non en bois. Traits fins de la mère, joues roses de l'enfant sont des détails modernes
Dieu le Père en majesté sous les traits du Christ pleins de douceur.
Assomption de la Vierge dans les bras du Christ,dans un dossale (retable horizontal) entouré du cycle de la Mort de la Vierge (8 épisodes) de Maître Cesi, d'après la Légende de Vorodine.

KEITH HARINGkeith haring.jpg
Ce dessinateur plus que peintre est exposé au Musée d'Art Moderne après Basquiat morts tous deux du sida, jeunes. Keith utilise des procédés pour fustiger l'histoire en marche, il défend le droit des hommes à survivre au capitalisme, à la religion, à la mécanisation, au nucléaire, aux épidémies. Ses dessins illustrent autant de combats. Son pinceau suit une ligne pure, souligne ses dessins. Sous une forme ludique, il intéresse l'oeil du public.
"J'essaie de faire des images lisibles qui n'ont pas besoin d'explications extérieures " dit-il.

16:43 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0)

21/03/2011

Reguerre Cyril

Reguerre Cyril
Qui a dit " Mieux vaut un trait parfait qu'un tableau bien fait ?"
           "Quel génie a guidé le pinceau de Reguerre ?
           "Son trait rapide et sûr qui n'a rien d'éphémère
           "Suit la courbe d'un sein, la croupe chevaline.
           "Son geste gracieux sur la toile chemine."
                                         
                                              Marivay

17:57 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0)

04/11/2010

MONET-Exposition au Grand Palais

      Le vernissage fait sur invitation promettait un beau succès, tant l'affluence et l'attente (3/4 heure)étaient importantes. Par chance, le soleil était de la partie et les parterres fleuries aux teintes de Giverny rendaient l'attente attrayante.
     En résumé,  on remarque que tous les moments de la vie sont représentés: tragiques (Camille Monet sur son lit de mort),terrifiants (la côte sauvage), angoissants (la falaise à Dieppe), oppressants ( les Déchargeurs de charbon),chaotiques (la Débâcle), étranges(les Dindons), élégiaques ( En Norvégienne), joyeux (la rue Montorgueil), ou paisibles (la Promenade d'Argenteuil).Les séries (peupliers, cathédrales, meules )  se terminent par les Nymphéas.
     Son sujet est la lumière q ui s'infiltre partout (objets, paysages) qui fuit, revient, repart bouge en un mot selon les heures de la journée, clapotis de l'eau, frisson dans le feuillage, halo du soleil, ombres dans les falaises etc...
     Dommage que la toile la plus divulguée Impression au Soleil Levant soit absente, de même que lors de l'exposition de Munch à la Pinacothèque manquait Le Cri ... 

16:36 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0)

28/02/2007

CONSTABLE à la TATE GALLERY

                       Alors que l'été s'attarde, je ne saueais recommander aux amoureux de la Nature, une promenade dans la campagne anglaise sur les pas de Constable.Celle-ci a conservé toute la vérité des payasages bruts, certaines scènes champêtres que la mécanisation a occultées ailleurs.
                       La Tate Gallery de Londres expose Constable, le peintre par excellence de la Nature à l'état sauvage, à la frontière de l'Essex et du Suffolk, après l'exposition au Grand Palais il y a quatre ans.
                       Dans la vallée de la Stour, on visite :
                       -- BERGOLT, village où le peintre passa son enfance, l'église du 14° siècle avec sa "cage à cloches" plantée dans le cimetière
                       -- FLATFORD avec l'écluse, le moulin de son père, la charrette à foin,le halage d'une barge
                       -- le chemin de Bergolt à Dedham que Constable empruntait pour aller à l'école serpente dans les prés où paissent des moutons peu effarouchés par notre présence, qui nous regardent passer paisiblement, petit chemin étroit limité des deux côtés par des haies d'épineux
                       Une brume légère flotte donnant des aperçus d'aquarelle, un petit vent découvre un nuage, un coin de ciel bleu, très vite, impressions difficiles à capter.
                       Les rives de la Stout sont verdoyantes, plantées de saules dont les branches baignent dans les eaux mouvantes où le ciel et les nuages jouent dans les remous frissonnants avec l'ombre et la lumière.
                       En comparant les grandes toiles exposées à la Gallery, que le pinceau de Constable a immortalisées, avec la réalité, on s'aperçoit que les paysages n'ont guère changé deux siècles après. On se plait à rêver en pensant au Temps immobilisé dans cette nature rustique.
                       Le restaurant Milsoms en pleine campagne nous accueille pour un reps décontracté.
                                                                                septembre 2OO6
 
                                Poème en contrerimes écrit il y a quatre ans lors de l'exposition au Grand Palais :

                                                         CONSTABLE  AU  GRAND  PALAIS
                                                       Le vent court et chasse la pluie.
                                                                 De vert en gris bleuté
                                                       Vire un nuage tourmenté
                                                                 Qui s'étire et s'ennuie.

                                                       Valse lente des cieux mouillés
                                                                 Où s'aventure l'âme
                                                       Egarée en quête de flamme
                                                                 Par les soleils brouilés.

                                                       La lumière blanche paresse
                                                                 Et ses rais enjôleurs
                                                       Jettent sur la falaise en pleurs
                                                                 Une brève caresse.

                                                       Constable, ton pinceau noyé
                                                                 Trempe jusqu'à la lie
                                                       Dans la douce mélancolie
                                                                 De ton rêve éveillé.
                                                                           Marie-R. Delavay

17:07 Publié dans Peinture | Lien permanent | Commentaires (0)