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18/05/2016

Le Luxe dans les armées sous Louis XIV

Le Luxe dans les armées sous Louis XIV
Peu de contact avec la hiérarchie. le luxe qui avait inondé les armées  voulait que l'on vive aussi délicatement qu'à Paris. Le luxe empêchait les officiers généraux de vivre avec les officiers, de les connaître, d'en être connus, donc de savoir  choisir et discerner  pour les commissions qui demandent la capacité et la confiance des gens. Pas de propos de guerre comme autrefois où l'on s'instruisait par les récits et dissertations réciproques où les jeunes écoutaient les anciens. Ceux d'aujourd'hui de tout âge  ne pouvaient parler de ce qu'ils ignorent, ne parlent que jeu, femmes, les vieux de fourrages et d'équipage. Le général ne voit que foule, ne fait qu'écrire, ne passe son temps qu'en courriers,  la plupart très chers ou inutiles, le soir il est abandonné à 3 ou 4 hommes  de détail et de luxe qui ne savaient pas le faire.
A propos de tables le luxe de la cour et de la ville était passé avec tant de luxe dans les armées que l'on y portait  toutes les délicatesses inconnues autrefois dans les lieux de repos. Il ne se parlait que de haltes chaudes dans les marches et dans les détachements et les repas qu'on portait à la tranchée pendant les sièges étaient non seulement abondants dans tous les services, mais les fruits et les glaces avaient l'air des fêtes avec une profusion de liqueurs. La dépense ruinait les officiers qui s'efforçaient à l'envi de paraître magnifiques et les choses nécessaires à porter ou à faire quadruplaient  leurs domestiques et les équipages de l'armée, qui l'affamaient souvent. Il y avait longtemps qu'on s'en plaignait ceux même qui faisaient ces dépenses qui les ruinaient sans qu'aucun n'osât  les diminuer.
Allant à l'armée  le prince de Marcillac porta son service de vaisselle en argent et emprunta à Gourville plus de cent mille livres. En 1654, Turenne avait invité celui-ci à dîner Il n'avait que de la vaisselle en fer blanc. La veille Gourmont reçu par le marquis d'Humières fut bien surpris le soir quand on lui servit à souper de voir que c'était  avec la même propreté et la même délicatesse qu'il aurait être pu être servi à Paris Jusque là personne n'avait porté sa vaisselle en argent à l'armée et ne s'était avisé de donner de l'entremets et un fruit régulier, mais ce "mauvais exemple" en gâta bien d'autres et aucuns officiers généraux, colonels ou mestres de camp et n'aient de la vaisselle d'argent et qui ne se croient obligés de faire comme les autres. Cette coutume fut réprimée mais les officiers n'en continuaient pas moins à festoyer

 

15:37 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

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