Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/04/2016

Jeanne d'Albret, mère de Henri IV

Jeanne d'Albret naquit à St-Germain-en Laye le 7 janvier 1528 de Henri d'Albret et de Marguerite d'Angoulême, soeur de François Ier. Elle a grandi à la cour de France sous l'autorité de son oncle, où elle fit preuve d'un caractère volontaire voire intransigeant.

SA VIE SENTIMENTALE
En 1541 elle est contrainte par François Ier de prendre pour époux  Guillaume de la Larck, duc de Clèves. Le roi veut ainsi préserver ses intérêts sur le Rhin, mais surtout il veut empêcher les parents de Jeanne d'unir cette dernière avec le fils de Charles Quint, l'infant d'Espagne, futur Philippe II. Elle résiste à ce mariage jusqu'au jour où elle est obligée d'aller jusqu'à l'autel. Après quatre ans de mariage, ses parents font annuler son mariage avec le duc de Clèves. La raison : la mariage n'a pas été consommé.
Après la mort de François Ier, Jeanne épouse à Moulins le 20 octobre 1548 Antoine de Bourbon "premier prince de sang" envers lequel elle éprouve bien des penchants. Cette alliance lui permet de rester à la cour des Valois qui est fort plaisante. Cinq enfants  naissent dont deux survécurent : Henri (futur Henri IV) et Catherine.

DIPLOMATIE INTERIEURE
Le 25 mai 1555, elle succède à son père sur le trône de Navarre sous le nom de Jeanne Ière d'Albret, reine de Navarre et parvint à garantir l'indépendance l'indépendance de son royaume. Fidèle à l'esprit de sa mère, elle favorise l'implantation de la Réforme protestante, mais hésite à rompre avec l'église catholique à laquelle elle reste attachée.
En 1560 elle se convertit au protestantisme  sous l'influence de Théodore de Bèze arrivé à la cour de Nérac et impose par l'ordonnance  du 19 juillet 1561 le calvinisme dans son royaume.
De son côté, son époux Antoine de Bourbon affichait à la cour ses préférences au catholicisme. A sa mort en 1562 elle impose une série de mesures en Béarn visant à favoriser la Réforme..

REFORMES
- catéchismes de Calvin en béarnais
- fondation d'une Académie protestante à Orthez
- rédaction de nouvelles ordonnances ecclésiastiques
- traduction en béarnais du psautier de Marot
- traduction en basque du nouveau testament
Une opposition catholique farouche se fait jour interdisant le culte.
En 1568 elle emmène son fils âgé de 15 ans participer au siège de la Rochelle. Un tableau peint par P.A. de la Labouchère, exposé au temple protestant de St-Germain-en- Laye, évoque Jeanne suivie de sa cour dirigeant d'une main Henri vers l'armée protestante tandis qu'elle garde près d'elle Catherine. Le parti huguenot tient bon, mais en août I571, Jeanne rentre dans ses terres devant la volonté de ses coreligionnaires de négocier.

AFFAIRES EXTERIEURES
Dans ce domaine, elle cherche en vain à obtenir la restitution de la Haute-Navarre que les Espagnols avaient annexée en 1512. On doit noter que la famille d'Albret, outre la Navarre et le Béarn, possédait le comté de Foix, un vaste territoire s'étendant des Landes à l'Agenais, du Périgord à la vicomté de Limoges.

SA SUCCESSION
Jeanne d'Albret entreprend ensuite de longues négociations à Paris, pour unir son fils le futur Henri IV à Marguerite de Valois, troisième fille de  Catherine de Médicis. Elle doit cependant accepter une condition : Marguerite de Valois ne se convertira pas à la religion protestante. Le mariage doit avoir lieu le 18 août  1572, mais Jeanne d'Albret ne pourra pas y assister car elle meurt brutalement le 9 juin 1572 de tuberculose, ou peu probablement d'empoisonnement.

(Cet article est paru sur RBB n° 624 de juin-juillet 2013

00:39 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.