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27/02/2016

L'Arbre de mes jours

L'Arbre de mes jours.
Dans le jardin un arbre (je ne saurais dire son nom) a été étêté présentant une plaie au niveau de chaque branche.
Dans le jardin voisin ce n'est pas un mais deux qui ont été mutilés de la même façon.
Aux Buttes Chaumont plusieurs troncs présentent une marque verte signifiant qu'ils vont être abattus pour cause de maladie ? Ce fut le cas de plusieurs d'entre eux. A ce rythme les arbres vont disparaître. Ils sont remplacés de chaque côté des allées par des arbustes espacés de un mètre environ qui une fois en pleine croissance seront très décoratifs.
Je dois dire que chaque parterre offre par la couleur de ses fleurs une symphonie l'un de jaunes, un autre de mauves... ravissants à voir. Ce jardin hausmanien est en perpétuelle transformation : caniveaux en pavés le long des allées, pelouse renouvelée, arrosage modernisé... Bien que situé dans le 19°, il peut rivaliser avec Monceau, les Tuileries...
Mon arbre en question étant d'une hauteur élevée nichait dans son feuillage un merle qui dès le petit matin me réveillait par son aubade. J'ai hâte de voir arriver Avril générateur de sève qui ornera l'arbre de quelques repousses feuillues.
Il fut le témoin de mes joies et peines. Je me plais à narrer ce qu'il m'inspire :
                                               
                                                     L'Arbre  de mes jours

                                       Un Arbre sous mes yeux scande mon existence.
                                       Dans le branchage épais joue, épuisé, le vent,
                                       Souffle d'un dieu venu d'un autre continent.
                                       L'Arbre légèrement dans un tourbillon danse.

                                       L'Arbre dès le matin me captive et m'enchante.
                                       Son feuillage frémit et berce mon coeur las
                                       Sur un air apaisant les soucis d'ici-bas
                                       Et l'Arbre allégrement d'une belle voix chante.

                                       Sous l'ouragan fougueux l'Arbre plaintif chavire.
                                       Sa frondaison résiste au soubresaut puissant
                                       Du typhon déchaîné qui devient menaçant.
                                       Il oppose à l'affront un vaste éclat de rire.

                                       Un nuage léger qu'un bec d'oiseau effleure,
                                       De ses larmes d'argent scintille dans ma nuit.
                                       L'étoile du berger en un ciel d'encre fuit.
                                       Il pleut sur mon tourment des gouttes. L'Arbre pleure.

                     (Ce poème paraîtra dans un n° de l'Albatros, revue des Poètes classiques)

Commentaires

Sublime poème sur le grand arbre vu du salon.

Écrit par : corivay | 22/03/2016

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