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13/02/2016

Romaine Mirmault

Romaine Mirmault
En classant ou éliminant de nombreux recueils de qualité discutable que l'on recevait lorsque j'étais au Comité de la Sté des Poètes français (une centaine par an) envoyés par les poètes pour les concours, parmi eux j'ai retrouvé un livre  au papier jauni qui doit se manipuler avec soin, dont la couverture cartonnée  marque le passage des ans, déposé à la Bibliothèque nationale en 1928, Romaine Mirmault de Henri de Régnier, titre ce jour absent des librairies.
Après une lecture précédente de Georges Delacourt "La première  chose que l'on regarde",  c'est un plaisir de parcourir ces lignes, de voir se développer la pensée sélective de l'auteur.
Exemples du style :
"Le ciel prit la couleur du bonheur
"Au coin de l'oeil se dessinait la précoce patte d'oie du sceptique
"Coudre à un mort un linceul de deuil
"Garder aux lèvres un goût de néant et de cendre ... ...
C'est un vrai plaisir, un hymne à la Langue française où revient comme un refrain le souvenir chaque fois évoqué  d'un spectacle, l'attitude d'un amour naissant,  d'un paysage-description de Rome, Damas ... ...
En ce mois de février 2016 froid et pluvieux, l'esprit se sent revigoré et m'a inspiré un poème : La Pluie.

                                                               LA PLUIE
                                            Elle reçoit du ciel l'aveu d'un désamour.
                                            Elle surprend, gémit, adresse une prière,
                                            UN vibrant staccato au rythme  d'un coeur lourd.
                                            Sur le clavier s'attarde une note-lumière

                                            C'est l'envol frémissant de l'aile d'un oiseau,
                                            Le cliquetis joyeux venu d'un bruit de feuille,
                                            L'orage tourmenté versant ses trombes d'eau,
                                            La rose lasse dont la parure s'effeuille.
                                          
                                            Quand il pleut, le logis enferme dans ses bras
                                            L'ombre d'un jour bleuté. Comme est triste la Terre,  
                                            Telle la vacuité d'un désert ici-bas.
                                            En épousant le Ciel, elle se régénère.

                                                                           Marie-R. Delavay

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