Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/12/2015

Délabrements immobiliers

Délabrements immobilier.
Après un demi-siècle d'occupation à l'état neuf, l'appartement manifeste des signes, des craquements de nature à perturber momentanément la vie de tous les jours.
D'abord au point de vue de l'eau potable de petites fuites causant de mini inondations dans la cuisine nécessitent le changement d'appareils ménagers branchés sur le réseau.
Cet ennui écarté, c'est au tour de l'électricité de donner des signes de faiblesse, un court-circuit sur la prise électrique causé par la Fibre. A! la Fibre !... d'où panne du téléphone, télé, ordinateur, ce qui isole du monde. Heureusement la lecture est là pour compenser ce manque de service au moment où l'information est riche : attentats, élections régionales .
Je ne peux pas dire "mon cher appartement",que j'ai eu envie de quitter maintes fois sans mettre à exécution ce projet, car même dans les "beaux quartiers", après des dizaines de visite, je n'ai pas trouvé semblable situation. Le matin à l'Est on profite du soleil quand il veut bien se montrer. A partir de 2 h. c'est l'ouest que le soleil éclaire avec une vue sur la verdure (24 ha.). Cette situation privilégiée l'emporte sur toute autre considération : le 19° arrondissement peuplé de multiples classes de la société, pas les meilleures, loin des lieux culturels : Palais Garnier, Louvre, Salle Payel. Il y a le métro, me direz-vous, moyen populaire de se déplacer.
En conclusion, je persiste à rester dans le 19° dans l'appartement que je n'ai pas désiré mais qui s'impose à moi par certaines performances. Avantages certains : ses promenades dans un parc entièrement rénové, ce qui met en valeur qui ne mérite plus je crois d'être considéré comme inférieur à tout autre avec ses paysages variés, son terrain vallonné, son belvédère, ses arbres aux essences différentes que l'on abat parce que frappés de maladie, certains centenaires.
Pour tous ces agréments, je me surprends à aimer mon quartier qui est comme un village : proximité des commerçants, des lieux de santé : radio, médecins, pharmacie, hôpital.
L'appartement mérite d'être réparé au moindre craquement de vétusté.
On peut comparer l'appartement au corps humain qui se dégrade avec l'âge. On doit veiller à son bon fonctionnement, les moyens sont là  de jour en jour plus efficaces. Les progrès scientifiques retardent et améliorent l'état du corps ce qui prolonge la durée de vie, mais l'homme n'est pas éternel. Il y a une fin à toute chose.
De même l'immobilier vieillit. Les modes de vie changent nécessitant  des appareils de plus en plus performants , des emplacements de dimensions différentes.
Pour l'instant l'appartement est habitable sans souci majeur, le corps humain reprend ses anciennes habitudes après réparation durant des semaines d'hospitalisation. Il est bon de reprendre une vie normale afin de pouvoir profiter au maximum des agréments qu'elle nous offre sans souffrance, l'impression de se surpasser
En conclusion, les dégradations immobilières et les dégradations corporelles dues à la vieillesse se ressemblent avec des degrés plus handicapants pour les uns que pour les autres. Il est consolant de sentir que tout est réparable avec une durée variable. L'espoir d'une vie meilleure est toujours possible avec du temps, de la patience. Nos scientifiques  travaillent dans ce sens avec des moyens sans cesse en progrès. Ils ne désespèrent pas de voir une solution aux problèmes les plus angoissants. L'homme n'est pas un robot quoique l'éventail de pièces détachées pouvant remplacer un organe en font un être fabriqué de toutes pièces. Il est normal qu'un robot  exécutant des fonctions humaines puisse le remplacer un jour. L'avenir réserve bien des surprises.
Cependant à force de recherches trop poussées, il ne faudrait pas que l'homme se détruise ainsi que son environnement. Ce serait la fin du monde.L'Oméga inconnu !

 



Commentaires

Enfin premier billet après des mois de convalescence du blog...

Belles réflexions sur le parallèle dégradations immobilières et dégradations corporelles.

Bises

Écrit par : corinne | 04/01/2016

Les meubles et le corps ; l'important n'est pas l'âge qu'ils ont mais les secrets qu'ils renferment et l'histoire qu'ils racontent et qu'ils ont su préserver !

Écrit par : Alexandre | 05/01/2016

Les commentaires sont fermés.