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04/03/2015

Réflexions littéraires

Réflexions littéraires
Lors d'une réunion littéraire au François Coppee, une assistante me dit :"Je ne peux lire les écrits de Balzac et de Proust; leurs livres me "tombent des mains" ". Je me souviens d'avoir lu tout Balzac en 6° lorsque j'ai eu accès à la bibliothèque du Collège. En plus de "la Comédie humaine" j'ai retenu beaucoup de descriptions qui peuvent rebuter un lecteur qui aime l'action, mais j'en ai gardé un bon souvenir. J'avais lu dans une Revue la thèse d'un étudiant sur Balzac qui disait qu'en notant tous les détails d'une description dans un texte de Balzac, on pouvait reconstituer un paysage figuratif.
Beaucoup plus tard, j'ai fait la connaissance de Proust avec "la Recherche du Temps perdu" en 7 volumes.Le même  lecteur qui aime l'action, les phrases courtes (qui ont la faveur d'un public actuel), sera dérouté par la phrase longue telle  "la période" latine avec des rebondissements, des idées nouvelles venant se greffer sur celle développée au début, avec des pronoms relatifs, des conjonctions copulatives... ce qui en explique la longueur.
Les éditeurs refusent de faire paraître ses écrits dont l'un d'eux, Humblot, qui s'exprime ainsi :"Je ne puis comprendre qu'un monsieur puisse employer trente pages à décrire comment il se tourne et se retourne    dans son lit avant de trouver le sommeil", tout cela pour dire simplement "s'endormir". Cela tient à ses nombreuses insomnies, pendant lesquelles un texte écrit par lui possède une phrase de 44 lignes ...
On doit reconnaître à Balzac et à Proust le privilège de nous faire connaître la façon de vivre à leur époque, la fresque d'une société provinciale, pour l'un, parisienne pour l'autre avec des personnages connus qu'il fréquentait.

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