Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/05/2014

TRAGEDIE EN LABOUR

carte bearn.jpgDès l'été 1609, le Labourd, région située entre l'Adour et la Navarre et dont Bayonne était la capitale économique, fut le théâtre d'une tragédie qui se solda par des centaines de personnes torturées et pour la plupart livrées au bûcher.
DEBUT DES HOSTILITES
Tout a commencé par un différend entre le "clan municipal" de ST-Jean-de Luz et le sieur d'Urtubie, le premier accusant le second de sorcellerie. L'affaire remonta jusqu'au parlement de Bordeaux. Puis lorsqu'une fille d'Urtubie fut violentée à St-Jean-de-Luz, le sieur Tristan de Gamboa retourna l'accusation contre ceux qui l'avait lancée. La rumeur aidant ce fait divers, qui devait connaître un dénouement local, prit de l'extension à l'issue d'une inquisition expresse menée par un juge civil, Pierre de Lancre.
En effet le Labourd vit en marge du royaume de France. Les hommes, marins hors pair, passent une partie de l'année dans les eaux glaciales de Terre-Neuve, pour pêcher la morue. Sur place, ils font du troc avec les tribus indigènes et rapportent de précieuses peaux. Pendant ce temps, au pays, la vie s'organise selon les principes d'une démocratie ancestrale, qui repose sur des conseils paroissiaux réunissant "les maîtres de maison". Fait remarquable pour l'époque, les curés n'en font pas partie . Les délégués au Biltzar, le grand conseil prennent des décisions où les seigneurs ni les clercs ne sont admis.
ROLE DES FEMMES
Les femmes jouent un rôle très important dans la vie sociale et économique, du fait de l'éloignement saisonnier des hommes, ce qui va attiser délires, convoitises et rancoeurs. L'attention d'Henri IV est attirée sur le Labourd jugé indifférent aux attraits de la fleur de lys. L'un des proches du Béarnais se plaint de la concurrence des pêcheurs auprès des Hurons et autres Algonquins, lui qui détient le monopole du commerce des peaux. Quand, à son tour, le seigneur d'Urtubie dénonce au Louvre les menées sataniques de ses ennemis de St-Jean-de-Luz et du Biltzar, le souverain"ayant eu avis que son pays de Labourd était grandement infesté de sorciers", saisit l'occasion de mettre au pas une province récalcitrante. Il donne l'ordre à Pierre de Lancre de ramener le calme. Le Labourd va connaître l'enfer.

15:03 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.