Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/05/2014

LA FEMME NOIRE

Certains quartiers de Paris offrent un spectacle folklorique . Plus besoin de voyager pour voir des indiens, des africains, des juifs dans leur costume traditionnel.
Cela me ramène quelques années en arrière lors de mon séjour en Afrique noire. Mon premier contact marquant fut non pas en ville mais dans sa périphérie, le spectacle de ces femmes portant un enfant sur leur dos tout en s'activant pour subvenir aux besoins du foyer alors que les hommes sont hors de la case le jour.
Ce spectacle m'inspira  le poème suivant  qui fut ma première impression africaine, qui est banale  en ce moment en Europe.

                                     LA FEMME NOIRE
                                    (sonnet estrambot)
                   Elle m'est apparue, à son foyer fidèle,
                   Sur son dos un enfant aux yeux pleins de candeur,
                   Près de Kasangulu, lieu sans attrait majeur,
                   Image encrée en moi de l'Afrique éternelle.

                   De tous mes souvenirs les plus marquants c'est elle,
                   La Femme au port altier, au pagne de couleur
                   Ceint autour de son corps, qui le met en valeur.
                   Elle sut m'émouvoir mais cela le sait-elle ?

                   Elle pile le mil tout près de sa maison,
                   La case, où le soleil brille en toute saison,
                   Face au désert  doré que borne l'horizon.

                   Le culte des Anciens  freine son impatience
                   De répondre à l'appel d'une vie à outrance.
                   L'Homme blanc a conquis le sol, pas sa conscience.

                   Jour après grandit l'espoir des lendemains.
                   En marge des conflits tragiques des humains
                   Gronde au loin le tam tam. Les cieux restent sereins.

21:15 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.