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25/07/2013

LYON Traboules

LES TRABOULES "aller à travers" (terme lyonnais) désigne un passage à travers un ou plusieurs bâtiments pour aller d'une rue à l'autre rapidement et souvent à l'abri.
On peut faire une promenade de la place Bellecour ( statue de Louis XIV) en passant devant la cathédrale St-Jean (romane e t gothique et gothique flamboyant).
Prendre la rue St-Jean
N° 37 maison du Chamarier ayant appartenu au chanoine comte François d'Estaing, grand dignitaire chargé de faire respecter l'ordre, de la sécurité, de la justice et des finances. Il possédait les clés des 6 portes de l'enceinte. Elle conserve une façade en gothique flamboyant, meneaux absents aux fenêtres, car fin XVIII ° siècle les impôts se payaient d'après le nombre de fenêtres, chaque séparation comptant pour une fenêtre. Les propriétaires retirèrent les meneaux pour payer moins d'impôts.
Mme de Sévigné  y séjourna en allant à Grignan.
N°54 on "traboule", la plus longue car elle traverse 5 cours et 4 batiments c'est sa seule particuliarité. Elle aboutit au 27 rue du Boeuf.
27 rue du Boeuf : arcades du rez-de-chaussée en loges; le nombre d'arcades indique l'importance avec ses boutiques. Les plus belles marchandises à vendre étaient disposées par le commerçant contre un volet horizontal donnant sur la rue. Ainsi les objets sélectionnés étaient "triés sur le volet". Le caniveau central faisant office d'égout. Les pauvres gens circulaient au centre de la rue dans les immondices, les plus nantis longeaient les boutiques, ils tenaient "le haut du pavé". La pollution régnait dans cet endroit. Le n° 27 débouche  n° 6 rue des 3 Marie.
N°I6 rue du Boeuf :Tour rose  appelée maison du Crible ou du collecteur d'impôts qui passait au crible (tamis) les finances des mauvais payeurs
Belle tour, escalier à vis, fenêtre en plein cintre, élévation de la tour sans utilité sinon signe de richesse. Un puits.
IMMERSION Place Neuve St-Jean : ensemble donnant sur la rue. Tour carrée sur pans coupés, grandes loggias ouvertes. Sortie 4O, rue St-Jean.
Le 4O, rue St-Jean en face au n034, façade couleur rose renaissance italienne. Commerce effectué par des banquiers, les Lombards Sortie n° 6 rue des 3 Marie (Marie Salomé, Marie Jacobé, Marie Madeleine), nom d'une enseigne d'hôtellerie située au n°5.
Face au n°6, le n°9 loge, fenêtre renaissance avec colonne à la française
N° I9 rue des 3 Marie : voir porte.
22, rue St-Jean enseigne "Tribu des Gones".
Sortie n°17, quai Romain Rolland.
Prendre la rue Soufflot puis la rue Gadagne à gauche.
N°58, Hôtel Gadagne le plus grand édifice Renaissance du Vieux Lyon. La famille d'origine florentine prêta une somme importante à la France pour payer la rançon de François 1° prisonnier de Charles Quint, après la défaite de Pavie en 1525. Famille très fortunée d'où le terme "riche comme Gadagne"
Vaste cour entièrement rénovée.
PLACE du Gouvernement où logeait le gouverneur des Lyonnais, du Beaujolais et du Forez. Il régnait sur la justice, la police,  et les finances
2, Place du Gouvernement : porte en anses de panier avec petits culots sculptés d'une sirène et d'un griffon. Sortir au 10, quai R.Rolland et remonter jusqu'à la place Ennemon-Fosserzt.
PLACE DU CHANGE Première bourse à Lyon Lieu de 4 foires annuelles qui donnèrent à Rabelais de publier à Lyon Pantagruel et Gargantua. Ces foires organisées dès 1420 attirent banquiers italiens et allemands  qui introduisent leurs spécialités : toiles du Nord, soieries d' Italie, cuirs et métaux d'Espagne. Du XV au XVII siècle le Vieux Lyon est à son apogée. Son déclin commence au 18° siècle avec le départ des gouverneurs vers de plus larges espaces. Abandonné à l'inconfort, à la saleté à une surpopulation, il devint un quartier peu fréquentable.
48, LOGE du CHANGE :Jusqu'à la Renaissance marchands et changeurs s'installaient sur des tréteaux ou dans quelques maisons. Plus tard on construisit le premier batiment en le dotant d'arcades ornées à l'antique surmontées d'un premier étage à pilastres doriques et d'un second à colonnes ioniques. Le change dura jusqu'à la Révolution.
Il faut noter que jusqu'au I8° siècle les eaux de la Saône arrivaient jusqu'aux maisons et l'on circulait en bateaux. C'était la partie basse occupée par artisans et négociants réunis en corporations "les nautes" travaillant pour la ville haute. Cette "ville basse" devint le centre commerçant "la ville qui travaille" contrairement à la ville haute, Fourvières, "la ville qui prie".

10:17 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

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