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20/10/2009

KURDES

                                                          KURDES  DE  MESOPOTAMIE

                               La conférence donnée à l'AIL par Fawaz HUSSAIN au sujet des Kurdes de Mésopotamie m'a donné l'occasion de me plonger dans le séjour en IRAK il y a quelques années dont j'avais fait le compte-rendu sous forme de récit dans "LA mésopotamie racontée à ma fille", ce pays chargé d'histoire dont il ne reste que des vestiges parce que la matière première servant aux constructions était friable : la ville fortifiée de Ninive avec ses 27 portes dont l'une a été reconstituée avec ses deux lions à l'entrée de Mossoul, la ziggourat (haute tour) prototype de la Tour de Babel, Babylone avec ses jardins"suspendus", le palais de Nabuchodonosor,.... peuplent l'imaginaire. Isaïe dans ses prophéties n'avait-il pas prédit la destruction de Babylone pour ses moeurs corrompues...
                              Le sous-sol renferme  des témoignages de ce temps passé que les archéologues exploitent en dégageant notamment de petites ziggourats, ces petites émergences recouvertes par le sable au cours des ans. Le professeur Hallowen, mari d'Agatha Christie, faisait des fouilles et abandonnait des pièces qui ne l'intéressaient pas pour le bonheur des touristes ...
                              Le nord est peuplé de montagnards rebelles au gouvernement qui vivaient de façon rustisue : ce sont les Kurdes de Mésopotamie qui autrefois ne se déplaçaient jamais sans un fusil défendant leur sol de toute intrusion étrangère. Leur façon de se vêtir, leurs moeurs différentes de celles des autres habitants les mettaient à part. On les appelait les yézidistes.
CARACTERISTIQUES des YEZIDISTES: Ils adorent  le diable mais ne prononcent jamais ce mot dans leur langue En réalité ils essaient d'apaiser son action néfaste en tenant ce raisonnement :"Dieu est bonet doit toujours être bon, aussi il n'est pas nécessaire de lui vouer un culte exagéré. Satan est puissant, capricieux, il a besoin d'être apaisé, pacifié
Ils ont comme emblème le PAON, car un fermier anglais leur avait dépeint cet oiseau "à l'habit d'un ange, le pas d'un voleuret la voix du Diable" description séduisante pour eux;
Ils pratiquent leur culte dans de petits édifices à toit ront et pointu, disséminés un peu partout dans la campagne.
Etant leurs différences culturelles et religieuses avec les musulmans, ils ont été longtemps persécutés , aussi beaucoup ont renié leurs croyances et sont devenus musulmans.
Erbil, Souleymanié, Kirkouk sont des villes convoitées car leur sous-sol contient du pétrôle. La modernité est entrée chez eux avec l'exploitation du pétrôle.
Mossoul agréable petite ville possède un climat très chaud l'été, froid l'hiver somme toute un climat sain . La végétation est luxuriante au printemps au point d'avoir deux récioltes de fleurs et légumes dans les jardins.

Poème que ce séjour m'avait inspiré:

                                                            LE JEUNE KURDE

                                                  Ce Kurde, jeune enfant, mon frère,
                                                  Venu du Kurdistan si beau,
                                                  Où survit une race altière

                                                  Imitait sur son fin roseau
                                                  Le cri strident du paon superbe
                                                  Le vent, le murmure de l'eau,
                                                 
                                                  Les secrets du merveilleux Verbe
                                                  Où se mêlent l'art du conteur
                                                  Et la sagesse d'un proverbe.

                                                  Il vouait au diable frondeur
                                                  Une adoration féale
                                                  Pour exorciser le malheur.

                                                  Je plains Zaccho, la marginale,
                                                  Forte de son peuple asservi
                                                  Au regard de la capitale.

                                                  Sa résistance n'a servi
                                                  Qu'à faire une brèche à l'exode,
                                                  Suite au long calvaire gravi

                                                  Comme aux âges sombres d'Hérode.
                                                  Je pense à Toi, peuple si fier
                                                  Que le génocide taraude,
                                                  Au jeune enfant, frère d'hier.

                                                                      Marie-Rose Delavay


17:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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